À quel moment et pourquoi êtes-vous entrée à l’Anpad ? Quels divers postes y avez-vous occupés avant la Présidence ?
Je suis entrée à l’ANPAD en 2004, juste après avoir été recrutée au conservatoire de Nancy. C’était mon premier poste d’enseignement en conservatoire, et j’ai souhaité rejoindre l’association, parce que je pensais y trouver une communauté d’aspirations et de travail. Je voulais aussi comprendre, à travers les expériences des autres, tous les enjeux de l’enseignement public du théâtre.
C’était pour moi une sorte d’apprentissage ; une manière d’entrer dans le métier. Une formation initiale, en quelque sorte.
J’ai intégré assez rapidement le Conseil d’Administration, puis j’ai occupé, aux côtés de Philippe Sire, une fonction de vice-présidente, avant de devenir, en 2007, Présidente.
Quels désirs/projets avez-vous pu réaliser ou non lors de votre mandat?
Depuis 2006, l’ANPAD a vu augmenter considérablement le nombre de ses adhérents. La mise en place du DE et, aujourd’hui, du Certificat d’Aptitude, contribue à cela.
L’association, de fait, est traversée par ce souffle nouveau venu de l’extérieur. C’est tout à fait intéressant à constater, et mon souci actuel est d’accompagner cette mutation.
Nous devons faciliter l’intégration de ces nouveaux adhérents, dans le métier, et dans notre communauté. Nous devons aussi être à l’écoute de ce qu’ils ont à dire, nous nourrir de leur regard neuf sur nous-mêmes et sur les conservatoires, pour nous enrichir, rester eveillés.
Cette affluence nouvelle fait émerger de façon encore plus présente, urgente, le questionnement et la nécessité de se positionner pour préserver notre identité professionnelle à visages multiples, et la liberté de la transmission de l’art du théâtre.
Le site internet de l’ANPAD va être un outil de ce travail, et un espace d’échanges dont je souhaite qu’il accueille nos regards, notre réactivité.
La formation continue me semble être enfin un des axes majeurs dont je souhaiterais pouvoir permettre le développement.
Nous, les artistes-enseignants de théâtre, sommes très mal pourvus de ce côté.
La formation continue est un droit, mais il y a actuellement un manque pour notre profession, qui ne se trouve pas dans les autres métiers de la Fonction Publique Territoriale . Cela constitue un frein à nos évolutions, à notre développement pédagogique et artistique et, par extension, cela pourrait contribuer à ralentir le développement et la vitalité de l’enseignement du théâtre dans les conservatoires.
Quelles évolutions avez-vous vécues dans l’association?
Comme je l’ai dit plus haut, c’est avant tout l’augmentation considérable des adhérents et le changement de la physionomie de notre association qui nous amène à évoluer.
Je crois que des évolutions sont à venir, avec le site de l’ANPAD, et avec les mouvements qui sont à prévoir suite à la mise en œuvre de la loi du 13 août 2004 et à la mise en application des politiques
Territoriales en faveur de l’enseignement du théâtre.
Je suis finalement assez « récente » dans l ‘association et ne peux témoigner qu’au regard des 4 années que j’y ai passé.
Quels sont vos désirs-projets pour la suite à l’Anpad ?
Que l’Anpad continue à se développer, à rayonner pour le compte de l’enseignement public du théâtre, en inventant les moyens de cette expansion.
Que nous restions au cœur de toutes les questions liées à notre métier, qu’elles soient artistiques, pédagogiques, structurelles ; mais aussi, et surtout, qu’à travers tous ces chantiers que nous ouvrons, toutes les discussions que nous aurons entre nous et avec nos partenaires, nous n’oubliions pas que nous parlons de, et du théâtre.