Titre :
UNE OPÉRETTE À RAVENSBRÜCK
Date :
Les 2 et 3 juillet 2011 à 20h30 (entrée libre)
Artiste enseig.:
Virginie Boucher
Objet :
Projet interdisciplinaire de la classe de chant lyrique et de la classe théâtre du CRD d'Alençon
Lieu :
Cour carrée de la dentelle - Alençon
UNE OPÉRETTE À RAVENSBRÜCK
Les classes de théâtre, de chant lyrique et d’écriture du Conservatoire de musique et d’art dramatique de la Communauté Urbaine d’Alençon présentent la restitution du projet Une Opérette à Ravensbrück, dans la cour carrée de la dentelle samedi 2 et dimanche 3 juillet à 20h30.
Ce travail théâtral et musical élaboré d’après Le Verfügbar aux enfers, de Germaine Tillion, a pour objectif de transmettre le souffle de vie et l’acte de résistance initiés par l’auteur et ses camarades codétenues. Pendant l’hiver 1944, dans le camp de concentration de Ravensbrück, le moral est tombé si bas que Germaine Tillion décide d’écrire cette opérette où alternent des textes relatant avec humour les dures conditions de détention et des airs tirés du répertoire lyrique ou populaire.
Les « Verfügbar » sont les déportées qui refusent le travail qu’on leur ordonne et sont alors décrétées « disponibles » par les nazis.
« Depuis la préhistoire l’humanité n’a survécu que de catastrophe en catastrophe et, pourtant, elle est toujours allée de l’avant. »
Cette phrase de Germaine Tillion est assez représentative de l’humour vivifiant de cette femme d’exception. Détenue à Ravensbrück pour actes de résistance elle se servit de ses compétences d’ethnologue pour noter, compiler, garder trace de l’organisation de l’espace concentrationnaire. Dans l’Opérette à Ravensbrück, parodie et détournement deviennent un exercice de style pour survivre.
Mettre à distance cette histoire de l’Histoire en s’autorisant à jouer de cette forme comique qu’est l’opérette, trouver le juste équilibre entre la gravité et le décalage comique dans les textes et dans les chants, rendre hommage à celles et ceux qui ont lutté, là-bas et ici contre la barbarie, voila la tâche immense à laquelle s’attellent les seize chanteuses comédiennes et les quatre instrumentistes élèves du Conservatoire encadrés par Virginie Boucher (mise en scène, direction d’acteur), Michaël Andrieu (écriture des airs disparus), Muriel Souty (encadrement du travail chanté), Samuel Boré (accompagnateur).
